Réunion de haut niveau pour faire avancer le programme concernant la diplomatie sanitaire
Le concept de diplomatie sanitaire se rapporte au processus de négociation qui définit et gère l’environnement politique mondial en matière de santé
Le Caire, le 6 mai 2014 – Le troisième séminaire régional consacré à la diplomatie sanitaire mondiale s’est conclu dimanche dernier au Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale au Caire (Égypte). Plus de 50 hauts responsables et experts dans les domaines de la santé et des affaires étrangères, ainsi que des universitaires et des parlementaires, ont convenu de poursuivre leur collaboration pour faire avancer le programme concernant la diplomatie sanitaire. Ils sont parvenus à un accord pour affirmer que l’alignement des politiques concernant les affaires sanitaires et les questions de politique étrangère permettrait de produire des avantages significatifs pour la santé, le développement, la paix, la lutte contre la pauvreté, la justice sociale et les droits de l’homme dans les pays de la Région.
La diplomatie sanitaire est essentielle pour la Région car elle est elle est très fortement touchée par les catastrophes d’origine humaine et les crises humanitaires ; la diplomatie sanitaire est aussi la clé de l’éradication de la poliomyélite et de questions centrales qui nécessitent une collaboration transfrontalière, telles que le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), les maladies non transmissibles et la résistance aux antimicrobiens. Durant les discussions qui se sont déroulées sur les deux journées, les participants ont mis en évidence la nécessité d’un engagement plus large de la part des pays pour renforcer l’interface entre la santé et la politique étrangère avec l’appui de l’OMS.
Déclaration de l’OMS sur la réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international concernant la propagation internationale du poliovirus sauvage
5 mai 2014 –Le Comité d’urgence, convoqué par le Directeur général au titre du Règlement sanitaire international (RSI – 2005), a tenu sa réunion les 28 et 29 avril 2014. Le Comité a émis l’avis selon lequel la propagation internationale de la poliomyélite qui s’est produite de janvier à avril 2014 (habituellement une saison de faible transmission) constitue un « événement extraordinaire » et représente un risque pour la santé publique dans d’autres États pour lequel une riposte internationale coordonnée est essentielle.
La réunion du Comité d’urgence, convoquée par le Directeur général au titre du Règlement sanitaire international (RSI – 2005), s’est tenue par téléconférence le lundi 28 avril 2014 de 13 h 30 à 17 h 30 et le mardi 29 avril 2014 de 13 h 30 à 19 h 00 (heure de Genève) (CET).
Les membres du Comité d’urgence et les conseillers experts de ce Comité se sont réunis pendant les deux journées de la réunion. Les États Parties affectés suivants ont participé à la session informelle de la réunion le lundi 28 avril 2014 : Afghanistan, Cameroun, Guinée équatoriale, Éthiopie, Israël, Nigéria, Pakistan, République arabe syrienne et Somalie.
Durant la session informelle, le Secrétariat de l’OMS a fourni une mise à jour à la date du 26 avril et une évaluation des progrès réalisés récemment pour stopper les poliovirus endémiques et importés et endiguer la propagation internationale des poliovirus sauvages en 2014. Les États Parties affectés susmentionnés ont présenté les développements récents survenus dans leurs pays.
Troisième séminaire régional sur la diplomatie sanitaire
29 avril 2014 – Ces dernières années, la relation entre les efforts en matière de santé et les intérêts de politique étrangère a évolué ; en effet la santé sort de son cadre purement technique pour devenir un élément indispensable de la politique étrangère, du commerce et de la sécurité. Du fait des vastes implications politiques, économiques et sociales des questions de santé, davantage de diplomates se sont intéressés au domaine de la santé et davantage d’experts de la santé publique se sont impliqués dans le monde de la diplomatie. Dans ce contexte, le Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale organise, au Caire (Égypte) du 3 au 5 mai 2014, le troisième séminaire régional sur la diplomatie sanitaire mondiale.
« Il y a un nombre croissant de questions de santé qui dépassent largement les frontières nationales et nécessitent une action au niveau mondial » a déclaré le Dr Ala Alwan, Directeur régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale. « Ce séminaire permettra de comprendre dans quelle mesure les processus de négociation se déroulant à plusieurs niveaux et impliquant plusieurs acteurs peuvent modeler et gérer notre environnement politique dans le domaine de la santé et dans l’intérêt de la protection de notre population », a-t-il ajouté
Le concept de diplomatie sanitaire se rapporte au processus de négociation qui définit et gère l’environnement politique mondial en matière de santé et devient un élément essentiel de la politique étrangère. En tant que principale institution intergouvernementale dans le domaine de la santé, l’OMS, en étroite coordination avec le bureau du Secrétaire général des Nations Unies, et en consultation avec les États Membres, assume le rôle moteur dans la coordination des domaines politiques pour prendre en compte les préoccupations de santé publique actuelles et émergentes aux niveaux régional et mondial.
Vigilance de l’OMS concernant les nouveaux développements liés au syndrome respiratoire du Moyen-Orient
Le Caire, 23 avril, 2014 – L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est préoccupée par l’augmentation du nombre de cas d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) ces dernières semaines, en particulier en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, et notamment du fait que deux flambées épidémiques significatives sont survenues dans des établissements de santé.
« “Près de 75 % des cas récemment notifiés sont des cas secondaires, ce qui signifie qu’ils sont considérés comme ayant été infectés par un autre cas dans le cadre d’une transmission interhumaine, » a déclaré le Dr Ala Alwan, Directeur régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale « La majorité de ces cas secondaires ont été infectés dans un établissement de soins et sont principalement des agents de soins de santé, bien que plusieurs patients soient aussi considérés comme ayant été infectés par le MERS-CoV alors qu’ils se trouvaient à l’hôpital pour d’autres raisons. »
Bien que la majorité des cas n’aient eu aucun symptôme ou uniquement des symptômes mineurs, et que la plupart ne continuent pas à propager le virus, l’OMS reconnaît que certaines informations critiques manquent toujours pour mieux comprendre la transmission du virus ainsi que la voie d’infection. L’OMS ne connaît pas à l’heure actuelle les types d’exposition spécifiques dans les établissements de soins qui ont entraîné la transmission de ces infections, et ceci demeure un motif de préoccupation.