Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2026
Déterminés à éliminer le paludisme : maintenant que nous le pouvons, c’est notre devoir d’y parvenir.
25 avril 2026
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2026, l’Organisation mondiale de la Santé se joint à ses partenaires pour lancer la campagne : « Déterminés à éliminer le paludisme : maintenant que nous le pouvons, c’est notre devoir d’y parvenir. » La possibilité nous est donnée de protéger des vies dès maintenant et d’investir dans un avenir exempt de paludisme, et nous devons la saisir.

Contexte régional
Le paludisme constitue une menace importante – et en recrudescence – dans la Région de la Méditerranée orientale, où des situations d’urgence complexes, des déplacements de population et des crises liées au climat continuent de perturber les systèmes de santé.
En 2024, on estimait à 11,1 millions le nombre de cas de paludisme dans la Région, et à 22 100 le nombre de décès, dont plus d’un tiers chez des enfants de moins de cinq ans.
Après plusieurs années consécutives d’augmentation de l’incidence du paludisme, la Région a observé une baisse modérée de 4,3 % des cas entre 2023 et 2024, principalement attribuable au relèvement du Pakistan après des inondations importantes ayant entraîné de vastes flambées les années précédentes. Cette amélioration a néanmoins été contrebalancée par des augmentations importantes au Yémen (+38,3 %) et en Afghanistan (+37,8 %).
Depuis 2015, l’incidence du paludisme et les taux de mortalité associés ont considérablement augmenté, éloignant la Région de l’atteinte des objectifs de la Stratégie technique mondiale de l’OMS. En 2024, l’incidence était sept fois plus élevée et le taux de mortalité 7,6 fois supérieur au jalon 2025 de ladite Stratégie, traduisant une transmission persistante et la fragilité des systèmes de santé.
Le financement total consacré à la lutte contre le paludisme a diminué de 27 % entre 2015 et 2024, passant de 152 millions à 111 millions de dollars des États-Unis. La part du financement national est passée de 36 % à 21 %.
Pays à forte charge de morbidité : six pays concentrent l’essentiel de la transmission du paludisme dans la Région. Le Soudan représente 44,6% de la charge estimée, suivi par le Pakistan, le Yémen, la Somalie, l’Afghanistan et Djibouti.
Réalisations
Malgré des défis importants, certains pays ont réalisé des progrès remarquables.




Pour faire de l’élimination du paludisme une réalité, nous devons mener les actions suivantes:
- Soutenir et étendre efficacement le financement : Il convient de s’engager en faveur d’un financement durable et diversifié, tant au niveau international qu’au niveau national. À une époque marquée par de réelles contraintes financières, chaque dollar doit être utilisé à bon escient. Nous devons donner la priorité aux interventions à fort impact et fondées sur des données, et mettre en place des mesures de riposte optimisées permettant de maximiser la valeur ajoutée et de réduire au minimum le gaspillage. C’est grâce au financement que les nouveaux vaccins, traitements et outils quittent les laboratoires pour atteindre les populations qui en ont le plus besoin.
- Promouvoir l’esprit d’initiative des pays :Il convient de soutenir les programmes nationaux qui favorisent le changement et d’adapter les interventions aux besoins locaux pour avoir un impact maximal. Une forte appropriation nationale est le fondement de toute riposte efficace et durable.
- S’assurer un soutien cohérent de la part des partenaires : Il ne peut y avoir de progrès sans le soutien prévisible, aligné et cohérent de l’ensemble des partenaires. Les progrès durables ne reposent pas sur des engagements ponctuels, mais sur des liens de collaboration solides qui permettent aux pays de planifier et d’agir sur le long terme.
- Innover plus rapidement : Il convient de continuer d’investir dans la recherche et le développement de nouvelles générations d’outils, notamment d’outils destinés à combattre la résistance aux insecticides, aux produits de diagnostic et aux médicaments.
- Donner aux populations les moyens d’agir : Il convient de permettre aux populations de devenir les acteurs de leur santé en mobilisant leur capacité d’action ; chacun a un rôle à jouer.







