Plus de 780 000 réfugiés syriens au Liban : le pays confronté à une vulnérabilité sanitaire en hausse
Le Dr Balladelli, Coordonnateur régional des opérations d’urgence de l’OMS, avec une réfugiée syrienne appelée Marah, dans un camp de réfugiés situé à Tripoli (Liban).14 octobre 2013 - Depuis le début de la crise, le Liban a vu sa population augmenter de près d’un tiers. Depuis plus de deux ans, les pays voisins de la Syrie luttent pour faire face à l’afflux prolongé de réfugiés syriens. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) plus de 780 000 syriens, dont 76 % sont des femmes et des enfants, ont fui la Syrie pour se réfugier au Liban.
En raison du nombre croissant de réfugiés, les ressources locales et gouvernementales sont mises à rude épreuve, à des niveaux jamais égalés, en particulier pour le secteur de la santé. Au Liban, comme dans l’ensemble des pays d’accueil de la Région, les réfugiés syriens ont grandement besoin de soins de santé et ils souffrent, autant que la population locale à risque, d’un faible accès à des services de soins de qualité. Cette situation constitue une préoccupation majeure pour l’OMS et les partenaires du secteur de la santé.
En Syrie, l’OMS aide la première unité spécialisée dans le traitement des brûlures à faire face aux besoins croissants en traitement
Jinan, étudiante en géographie, souffre de graves brûlures au niveau des bras, des jambes, du cou et de la poitrine, après une forte explosion qui a eu lieu près de chez elle, à Damas. Elle est actuellement traitée à l’hôpital al-Mouwassat. Crédit photographique OMS/Syrie17 septembre 2013 – « Je serai à la maison dans deux minutes » m’a-t-elle dit au téléphone. « Quelques instants plus tard, j’ai entendu une explosion et je savais qu’elle n’était pas loin du lieu de l’impact » se rappelle la mère de Jinan, étudiante en géographie à l’Université de Damas, âgée de 20 ans. « Je suis sortie en courant de la maison pour la chercher mais les agents de sécurité m’ont empêchée de me rendre sur les lieux de l'accident. J’étais complètement effondrée ».
En 2011, au début du conflit syrien, Jinan et sa famille avaient quitté leur maison située dans la région lourdement touchée de Mouadamiya, près de Damas, pour s’installer au centre de la capitale et être en sécurité.
Mais il y a trois mois, à la suite d’une forte explosion, Jinan a subi de graves brûlures au niveau des bras, des jambes, du cou et de la poitrine.
Le Soudan intensifie ses efforts pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant
Malgré les efforts considérables accomplis ces 20 dernières années par le Soudan, le pays a toujours le taux de mortalité maternelle le plus élevé de la Région et le risque de décès maternel sur le long terme y est de 1 pour 32
1er septembre 2013 – Le 28 août 2013, le ministère fédéral de la Santé du Soudan, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) ont lancé le Plan national d’accélération dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant.
Le Soudan est le premier pays parmi les 10 pays affichant une charge élevée dans la Région à lancer un plan d'accélération concernant la santé de la mère et de l'enfant, conformément à l'engagement pris dans la déclaration de Dubaï adoptée en janvier 2013.
Au Soudan, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a fortement chuté, de 33 % entre 1999 et 2010. Le taux de mortalité néonatale a également connu une baisse de 11% sur la même période.
La Région de la Méditérranée orientale frappée par des inondations
Le personnel de l’OMS et les volontaires transportent des boîtes de médicaments et des fournitures en traversant les zones inondées pour atteindre un centre de santé dans la localité d’Aroma, à Kassala, à l’est du Soudan. A. Alhassan/WHO
21 août 2013 – Des centaines de morts et des milliers de sans-abris en raison des crues éclairs qui ont touché certains pays de la Région de la Méditerranée orientale
La saison des moussons débutant, de fortes pluies ont déclenché des crues éclairs au Pakistan, provoquant le décès de 154 personnes, détruisant des villages entiers et laissant des milliers de personnes sans abris. Au Pendjab et au Baloutchistan, les inondations ont également provoqué des dégâts dans les installations sanitaires ; même si l’ampleur des dégâts n’a pas encore été déterminée.
L’OMS a mis en place un centre d’opérations d’urgence pour les inondations et travaille avec les autorités sanitaires locales ainsi que les partenaires afin de garantir une intervention effective et coordonnée face aux inondations. Neuf camps ont été installés pour plus de 2500 personnes déplacées et 15 services sanitaires mobiles et camps médicaux ont été mis en place dans les régions où les services de santé sont soit inaccessibles, soit indisponibles.