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OMS | Bureau régional de la Médieterranée orientale
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World Health Day 2013 is being celebrated this year under the theme of “hypertension”, otherwise known as high blood pressure. The intention of this year’s campaign is to: raise awareness of hypertension and promote behavioural change with respect to primary prevention, improve the chances of early detection and promote effective management for patients. Although hypertension is a serious health problem in the Eastern Mediterranean Region and globally, it is preventable and treatable.

Globally, hypertension is estimated to cause 7.5 million deaths annually, representing more than 12% of all deaths. It increases the risk of heart attack, stroke, kidney failure, blindness and other vascular conditions. WHO estimates that high blood pressure affects about 40% of adults aged 25 years and older.

On 7 April, WHO will launch the global World Health Day campaign to persuade policy-makers, the regional and international community and other stakeholders to prioritize prevention, early detection and management of hypertension in national policies, programmes and activities. It also aims to involve communities and individuals in order to increase public awareness of the problem. The public awareness campaign will focus on preventive interventions that reduce the risk of hypertension.

An online information package has been developed for the campaign. Event organizers can download media and communication products in adjustable formats to enable language and cultural adaptation according to local contexts. The campaign will include a wide range of web, email and multimedia interactive products, with portals for collection of feedback and on-line updates.

This campaign is a year-long activity extending beyond 7 April to give WHO and Member States the opportunity of implementing sustainable activities over an expanded period of time. Communities, nongovernmental organizations and individuals are encouraged to develop plans with a number of booster events to maintain momentum in conducting events throughout the year.

Hypertension artérielle et soins de santé primaires

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Selon les estimations, deux adultes sur cinq souffrent d’hypertension dans la Région OMS de la Méditerranée orientale. Pour la plupart de ceux-ci, aucun diagnostic n’a été posé. Toutefois, nombre d’entre eux pourraient être facilement pris en charge, ce qui permettrait de réduire considérablement leur risque de décès et d'incapacité dus aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux.

La transition d'une orientation de prise en charge coûteuse des maladies non transmissibles au niveau des soins tertiaires à la prévention primaire et secondaire assurée au niveau des soins de santé primaires et de la communauté constituerait une approche d’un bon rapport coût-efficacité et permettrait de sauver des vies. La prévention nécessite d’atteindre les personnes avant que la maladie ne s’installe, ce qui implique d'intervenir à des stades plus précoces de la vie.

La plupart des soins de santé préventifs et des actes de dépistage pour détecter les maladies à un stade précoce et les prendre en charge ont lieu dans le cadre des soins de santé primaires. Les établissements de soins de santé primaires constituent la première ligne des soins de santé et occupent une position idéale pour assurer le contact régulier avec les patients et pour mettre en œuvre les mesures de prévention et le continuum des soins afin de prévenir ou retarder les incapacités dues aux affections de santé chroniques. Les établissements de soins de santé primaires peuvent fournir un ensemble défini de services pour prévenir et maîtriser l’hypertension, comprenant notamment : des services d’information, d’éducation et de communication liés aux modes de vie sains et à une bonne nutrition ; le sevrage tabagique et des bilans médicaux réguliers pour les adultes de plus de 40 ans. Les établissements de soins de santé primaires devraient pouvoir procéder au dépistage de l’hypertension, établir une cartographie des cas, mettre en place un système de suivi à base communautaire, traiter l’hypertension et effectuer une prise en charge d'urgence selon les besoins. Les autres activités importantes pour les établissements de soins de santé primaires comprennent le renforcement de la collaboration avec divers partenaires et groupes communautaires impliqués dans ce domaine et la préparation d’initiatives basées sur les meilleures pratiques en soutenant l'échange d'informations entre les prestataires de soins.

Situation dans la Région OMS de la Méditerranée orientale

La plupart des établissements de soins de santé primaires dans la Région se concentrent toujours sur les soins curatifs des cas diagnostiqués sans mener d’interventions définies pour la prévention et le dépistage de la maladie dans leur zone de desserte. Les programmes de dépistage et de détection précoce sont limités. Le manque de système d’enregistrement des cas diagnostiqués par les établissements de soins de santé primaires et l’absence de mécanismes de suivi constituent les défis actuels pour ce qui concerne l'hypertension au niveau de la prestation de soins. La non disponibilité de médicaments essentiels, de matériel médical simple et de protocoles de traitement figurent également parmi les autres problèmes.

Actions au niveau du système de santé

Intégrer les maladies non transmissibles dans l'action des établissements de soins de santé primaires

Faciliter l’accès aux médicaments essentiels et aux protocoles de traitement de l'hypertension, et mettre en place des moyens d'orientation-recours pour les cas compliqués ou face à une résistance aux traitements.

Mettre au point et expérimenter des réformes de la prestation de service associant promotion de la santé, prévention, dépistage et continuum des soins.

Renforcer les services de promotion de la santé et de prévention au niveau des soins de santé primaires afin de garantir l’accès à des « options santé » telles que la gestion des facteurs de risques liés aux modes de vie, dont l'obésité, le tabagisme, la sédentarité et les modes de vie malsains dans le cadre des interventions de soins de santé primaires.

Renforcer l’approche de volontariat : impliquer les agents de santé communautaires et les organisations non gouvernementales et mettre en place des programmes de visites à domicile pour la sensibilisation, le conseil, la surveillance, le suivi et la mise en réseau des personnes avec les établissements de soins de santé primaires

Renforcer la collecte de données et la surveillance liée à l’hypertension et aux maladies non transmissibles pour capturer, analyser et utiliser efficacement les données.

Appliquer la formation continue en cours d’emploi pour favoriser des changements durables dans le rôle des prestataires de soins de santé primaires dans la prévention de l’hypertension et améliorer les aptitudes de communication des membres du personnel.

Promouvoir des partenariats dans tous les secteurs (public, privé, société civile) pour assurer la coordination des efforts.

Donner les moyens aux patients de s’auto-prendre en charge et les éduquer à l’auto-surveillance et à l’observance des traitements.

Actions pour les prestataires de soins de santé
Approche en cinq étapes

DEMANDER

Demander aux patients de plus de 40 ans des informations sur leur consommation de tabac, leur nutrition, leur consommation d’alcool et l’activité physique qu’ils pratiquent et enregistrer ces informations dans des dossiers sur les ménages

CONSEILLER

Conseiller brièvement, sans porter de jugement, en utilisant les matériels d’éducation et l’entretien motivationnel

Sensibiliser la population desservie aux causes de l’hypertension, aux mesures de prévention et aux signes et symptômes majeurs de l’hypertension, préconiser les stratégies présentant les options les plus rentables. 

ÉVALUER

Cartographier les risques élevés et les cas diagnostiqués dans la population desservie par l'établissement de soins de santé primaires

Évaluer les facteurs de risque comportementaux, la situation socioéconomique et les antécédents médicaux et enregistrer ces éléments dans les dossiers des ménages :

Tabagisme pour chaque patient âgé de plus de 10 ans, de manière idéale à chaque consultation [évaluer si possible le niveau de dépendance nicotinique pour ceux identifiés comme fumeurs au moment de la consultation]

Nutrition en demandant le nombre de portions de fruits et légumes consommées par jour et les types de graisses consommées

Surpoids et obésité en mesurant l'indice de masse corporelle et le tour de taille chez l'adulte notamment pour les patients qui paraissent en surpoids et enregistrer ces informations dans les dossiers familiaux

Exercice physique en demandant le niveau actuel et la fréquence de l’exercice physique pratiqué chaque semaine

Alcool en interrogeant toute personne de plus de 15 ans sur une éventuelle consommation et le cas échéant, sur la quantité d’alcool et la fréquence de la consommation

Évaluer le degré de préparation au changement et toute dépendance à des substances psychoactives (tabac et alcool)

Évaluer toute situation de pré-hypertension

AIDER

Assurer un conseil motivationnel et effectuer une prescription (si indiquée)

Fournir des soins préventifs culturellement adaptés pour les groupes défavorisés

Informer les familles sur l’importance de la prise en charge de l’hypertension et les impliquer dans le processus de traitement

PRENDRE DES MESURES

Envoyer les patients, selon les besoins, vers les niveaux de soins supérieurs ou les services de soutien par écoute téléphonique, des programmes de groupe sur les modes de vie ou des prestataires individuels (par exemple diététiciens ou physiologistes de l’exercice)

Prévoir des examens médicaux réguliers pour les patients ayant un diagnostic d’hypertension.

“Maîtrisez votre tension artérielle, maîtrisez votre vie“

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L’hypertension, qu'on appelle également élévation de la tension artérielle, est l’un des problèmes de santé les plus graves et les plus fréquents de notre époque. Pourtant, elle n’est pas suffisamment prise en compte au niveau des particuliers, de la société et des gouvernements. L’hypertension artérielle est grave car elle n’entraîne généralement pas de symptômes. On peut être atteint d'hypertension pendant des années sans souffrir d'aucun problème de santé. Cependant, si l’hypertension n'est pas traitée ou surveillée, elle peut avoir de graves conséquences comme la crise cardiaque, l’accident vasculaire cérébral et l’insuffisance rénale. Vu l’importance de ce problème, l’OMS a cette année voulu consacrer la Journée mondiale de la Santé à l’hypertension afin d’attirer l’attention sur ses dangers.

Qu'est-ce-que l’hypertension ?

Pour comprendre la tension artérielle, il faut comprendre le cycle cardiaque. Ce cycle commence par la contraction du muscle cardiaque, qui pompe pour envoyer le sang chargé en oxygène et en nutriments dans toutes les cellules de l’organisme. À chaque contraction, le cœur envoie le sang dans l'aorte, qui est l'artère principale du corps humain. Celle-ci transporte le sang dans toutes les autres artères du corps. Le muscle cardiaque, que l’on appelle myocarde, se relâche alors, pour permettre au cœur de recevoir du nouveau sang, puis le cycle recommence.

La tension artérielle est la force avec laquelle le cœur pompe pour envoyer le sang dans les artères et les vaisseaux. En général, on mesure la tension artérielle par la quantité de sang pompée par le cœur et par la résistance rencontrée par le flux sanguin dans les artères et les veines.

Comment mesure-t-on la tension artérielle ?

Chez l’adulte, la tension artérielle se mesure normalement en millimètres de mercure (mm Hg). On obtient alors deux valeurs. La première correspond à la tension artérielle systolique (la tension la plus élevée dans les vaisseaux sanguins), obtenue à la contraction du cœur. Dans l'idéal, elle se situe entre 115 et 120 mm Hg. La seconde valeur correspond à la tension artérielle diastolique (la tension la plus basse dans les vaisseaux sanguins), obtenue à la phase de relâchement du cœur. Dans l'idéal, elle se situe entre 75 et 80 mm Hg. On considère que la tension artérielle est élevée si la tension systolique est égale ou supérieure à 140 mm Hg ou si la tension diastolique est égale ou supérieure à 90 mm Hg.

Pourquoi l'hypertension est-elle dangereuse ?

Il est important de conserver une tension artérielle normale pour que les organes essentiels (comme le cœur, le cerveau, les reins) puissent fonctionner efficacement et que l’organisme reste en bonne santé. Avec le temps, l'hypertension peut épuiser et endommager le muscle cardiaque, qui aura alors davantage d'efforts à faire pour envoyer le sang dans le reste du corps, ce qui peut nuire au bon fonctionnement du cœur sur le long terme. Si elle est supérieure à la normale, l’hypertension artérielle use les vaisseaux sanguins, ce qui peut causer un accident vasculaire cérébral, une crise cardiaque, l’infertilité, l’insuffisance rénale, la cécité ou une hémorragie interne.

Quelle est la prévalence de l’hypertension ?

Dans le monde, un adulte sur trois souffre d'hypertension. Le taux de prévalence de l'hypertension augmente en fonction de l’âge de la population. Chez les personnes âgées de 20 à 30 ans, ce problème concerne une personne sur dix, mais il atteint une personne sur deux parmi les quinquagénaires. À l’échelle mondiale, le nombre de personnes hypertendues est passé de 600 millions à un milliard, entre 1980 et 2008.

Les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux sont les premières causes de mortalité dans la plupart des pays ; chaque année, un tiers des décès dans le monde (soit 17,3 millions) sont imputables aux maladies cardio-vasculaires. Les conséquences de l’hypertension entraînent 8,4 millions de décès par an, et ce problème de santé est la cause directe de 13 % des décès au niveau mondial. C’est également la cause principale de 45 % des décès dus à un problème cardio-vasculaire et de 51 % des décès par accident vasculaire cérébral. C’est pourquoi l’hypertension est une menace pour la santé publique mondiale.

On observe la prévalence la plus élevée dans certains pays à revenu faible d'Afrique, où l'on estime que le taux est de 40 % chez l’adulte.

Dans la Région OMS de la Méditerranée orientale, les indicateurs montrent que deux personnes sur cinq souffrent d’hypertension, soit plus d’un quart de la population adulte. Le taux d’incidence est compris entre 27,5 % (Émirats arabes unis) et 42,6 % (Libye) ; il est pratiquement identique chez l’homme et chez la femme.

Quelles sont les causes de l’hypertension ?

L’hypertension est une maladie non transmissible sans cause spécifique. Elle peut toucher tout le monde. Cependant, certains facteurs augmentent la probabilité d'incidence, ou les risques si la personne est déjà hypertendue. Certains de ces facteurs sont liés au vieillissement et d’autres au mode de vie et aux comportements. On peut citer les facteurs suivants :

Les mauvaises habitudes alimentaires, qui sont la première cause d’hypertension : par exemple, consommer trop de sel, d'aliments riches en graisses, d'alcool ou ne pas manger assez de fruits et légumes.

Le faible niveau d’activité physique et le manque d'exercice. Certaines personnes ont des modes de vie sédentaires et ne font pas suffisamment d'exercice ou de sport, ce qui accroît le risque d’hypertension.

L’obésité et le surpoids. Le risque d'hypertension augmente parallèlement à l'indice de masse corporelle.

Le tabagisme. Les composés chimiques du tabac causent également la sténose artérielle, qui conduit à l'hypertension.

La fatigue constante, le stress psychologique, le diabète, un taux élevé de cholestérol et la consommation importante de graisses ou d'alcool sont des facteurs qui augmentent tous le risque d’hypertension.

L’âge : les risques augmentent lorsque l’on vieillit. Les femmes présentent un plus grand risque d’hypertension une fois qu’elles sont ménopausées, et les femmes enceintes peuvent souffrir d’hypertension temporaire, mais elles retrouvent un état de santé normal après l’accouchement. Il existe aussi des facteurs génétiques pour l'hypertension.

Comment dépister l’hypertension ?

L'idée courante selon laquelle l’hypertension entraîne toujours des symptômes est fausse. En fait, les personnes atteintes ont rarement des symptômes. C’est pourquoi l’hypertension est un mal qui tue en silence. Nombre de personnes ignorent qu’elles sont hypertendues et ne sont pas diagnostiquées ; elles l'apprennent trop tard, après avoir subi les conséquences dangereuses de ce problème, comme la crise cardiaque. Lorsque des symptômes apparaissent, ils prennent le plus souvent la forme de maux de tête, d’un souffle court, de vertiges, de douleurs à la poitrine, de palpitations ou de saignements de nez.

Le meilleur moyen de dépister l’hypertension est de faire prendre sa tension artérielle chez le médecin, ou de la mesurer à la maison avec un tensiomètre numérique. Elle doit normalement se situer entre 115/75 et 120/80 mm Hg.

On distingue trois niveaux de tension artérielle.

Préhypertension

La tension systolique se situe entre 120 et 139 mm Hg ou la tension diastolique entre 80 and 89 mm Hg.

Premier niveau

La tension systolique se situe entre 140 et 159 mm Hg ou la tension diastolique entre 90 and 99 mm Hg.

Deuxième niveau

La tension systolique est égale ou supérieure à 160 mm Hg ou la tension diastolique est égale ou supérieure à 100 mm Hg.

Comment maîtriser l'hypertension ?

Chaque personne doit jouer un rôle plus efficace pour rester en bonne santé. Il est utile de connaître le niveau de sa tension si l’on veut surveiller sa santé. Plus l’hypertension est dépistée de manière précoce, moins grand est le risque de conséquences comme les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, l’insuffisance rénale ou la cécité.

Lorsqu’une hypertension est dépistée, il faut :

consulter un médecin immédiatement, suivre ses instructions et respecter le traitement prescrit ;

surveiller la glycémie, le taux de cholestérol dans le sang et le taux d’albumine dans les urines afin de s’assurer que les reins sont sains et d'évaluer les risques pour le cœur et les vaisseaux sanguins ;

changer ses habitudes alimentaires en réduisant la consommation de sel à moins de 5 grammes par jour, en mangeant des fruits et légumes tous les jours et en diminuant l’apport en graisses saturées et en acides gras trans ;

perdre du poids si c’est nécessaire : pour 5 kilogrammes perdus, la tension systolique diminue de 2 à 10 mm Hg.

éviter de fumer et de boire de l’alcool, et gérer la tension et le stress à l’aide de méthodes de relaxation saines ;

surveiller sa tension artérielle de manière régulière en utilisant un tensiomètre, instrument que l’on peut se procurer à un prix abordable.

Il est tout aussi important de prendre soin de soi, d'abandonner ses mauvaises habitudes, de consulter un médecin et de suivre le traitement. Cette autoprise en charge est d’autant plus importante lorsque l'accès aux services de santé est limité.

Réduire la consommation de sel pour prévenir l’hypertension

La quantité de sel consommée par jour est un facteur clé de l’hypertension. Dans la plupart des pays, l’apport journalier en sel se situe entre 9 et 12 grammes. Or, l’OMS recommande qu’il ne dépasse pas 5 grammes.

Les études scientifiques et médicales ont révélé que réduire la consommation quotidienne de sel est l’une des manières les plus efficaces de faire baisser la tension artérielle, et par conséquent de réduire le risque de pathologies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.

L'industrie agro-alimentaire peut jouer un rôle efficace pour maintenir la population en bonne santé en réduisant progressivement la quantité de sel ajouté aux aliments transformés. De même, les campagnes médiatiques sont nécessaires pour encourager chacun à réduire la quantité de sel dans son alimentation.

Plusieurs pays ont mis en œuvre des programmes ayant permis de réduire la quantité de sel dans l’alimentation et de sensibiliser la population aux dangers liés à la consommation de sel pour la santé. Au début des années 1970, la Finlande, en collaboration avec les médias, a appliqué un plan global afin d’encourager la population à diminuer la consommation de sel. Ce plan faisait participer les médias, par le biais de campagnes, ainsi que l'industrie agro-alimentaire. Il a permis de réduire la consommation de sel, d'où une diminution de la tension systolique et diastolique de 10 mm Hg, et ainsi de faire chuter le nombre de décès dus aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux en Finlande depuis cette période.

Les États-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni et d’autres pays à revenu élevé ont aussi lancé des initiatives ayant permis de réduire la consommation de sel, en collaboration avec l’industrie agro-alimentaire. Récemment, plusieurs pays en développement ont pris des mesures qui allaient dans le même sens. Pour qu’une population réduise sa consommation de sel, des efforts concertés sont nécessaires à tous les niveaux, avec la participation de l’État, de l’industrie agro-alimentaire, des organisations non gouvernementales, des experts de la santé et du grand public.

Organisations responsables de la lutte contre l’hypertension

Les gouvernements, les professionnels de la santé, le secteur privé, les familles et les particuliers ont un rôle crucial à jouer dans la prévention et le traitement de l’hypertension, et donc pour prévenir ses dangereuses conséquences.

Rôle de la société civile

La société dans son ensemble (y compris les organisations non gouvernementales, les milieux universitaires, les associations de professionnels et le secteur privé) doit jouer un rôle clé dans la maîtrise des maladies non transmissibles en général, et de l’hypertension en particulier, en s’attaquant aux principaux facteurs de risque courants comme le tabagisme, l’alimentation malsaine, le manque d’exercice physique et la consommation nocive d’alcool. Les partenariats entre les organisations non gouvernementales et les milieux universitaires sont l’occasion d’échanger des données d’expertise et des ressources indispensables pour renforcer les capacités et améliorer les connaissances des particuliers, des familles et des communautés.

Coûts social et économique de l’hypertension et rôle du gouvernement

L’hypertension, les crises et arrêts cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et l’insuffisance rénale représentent un lourd fardeau dans le budget des soins de santé de tous les pays. Dans la plupart des pays, les dépenses liées aux maladies cardio-vasculaires représentent de 8 à 22 % du total des dépenses de santé.

Les conséquences de l’hypertension ont un coût social important, qu’il s’agisse de la part des ressources familiales consacrées au traitement, de la mortalité précoce, de la morbidité ou du fait que la famille perde l’un de ses salaires. Faire face à ces conséquences constitue également une lourde charge économique dans les budgets des gouvernements et des États.

Certains pays ont réussi à maîtriser la prévalence de l’hypertension par des stratégies de prévention ciblées. En effet, il est possible de maîtriser l’hypertension et les facteurs de risque associés à un coût abordable. De plus, à long terme, le pays réalise des économies considérables.

Plusieurs pays sont aussi parvenus, par des programmes de dépistage précoce de l’hypertension, à réduire progressivement les décès causés par les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux au cours des trente dernières années.

Pour réduire la prévalence de l’hypertension et atténuer ses conséquences, les gouvernements doivent adopter un ensemble d’interventions et de politiques :

évaluer la santé cardio-vasculaire et mesurer la tension artérielle des patients lors du premier contact avec les dispensateurs de soins de santé primaires ;

intégrer le traitement de l’hypertension aux soins de santé primaires et en faire une partie intégrante de la stratégie nationale pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles ;

mettre en œuvre des politiques intégrées visant à réduire l’exposition de la population aux facteurs de risque liés au comportement, comme l’alimentation malsaine et le manque d’exercice, et mettre en place une stratégie fondée sur la population pour diminuer la consommation de sel ;

garantir la disponibilité des technologies et des médicaments essentiels pour le traitement des patients et veiller à la coordination et à l’intégration entre les différents niveaux du système de santé qu'exige un traitement approprié ;

assurer l’accès universel aux services nécessaires en vue de prévenir l’hypertension et ses conséquences.

Rôle des médecins et des dispensateurs de soins de santé

La majorité des cas d’hypertension peuvent être traités au niveau des soins primaires. Les médecins et les autres personnels de santé formés ont un rôle crucial dans le dépistage et le traitement de l’hypertension. L’OMS a élaboré des principes directeurs ainsi que plusieurs outils pour aider les dispensateurs de soins à assurer un traitement abordable de l'hypertension au niveau des soins primaires.

Objectifs de la campagne pour la Journée mondiale de la Santé

La campagne organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la Santé 2013, qui a pour slogan « Maîtrisez votre tension artérielle, maîtrisez votre vie », poursuit les objectifs suivants :

réduire le taux de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral ;

faire de la sensibilisation, promouvoir les comportements sains, améliorer les méthodes de dépistage et mettre en place des dispositifs de protection ;

augmenter le niveau de connaissance de la population en ce qui concerne les causes, les conséquences et la prévention de l’hypertension ;

encourager les adultes à mesurer leur tension artérielle régulièrement et à suivre les conseils des médecins et dispensateurs de soins ;

favoriser l’autoprise en charge pour prévenir l'hypertension et maîtriser ses conséquences ;

permettre l’accès universel aux outils servant à prendre la tension artérielle ;

enjoindre les autorités nationales et locales à instaurer des dispositifs qui favorisent les comportements sains.

Hypertension artérielle : rôle de la législation pour la maîtriser

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Pourquoi faut-il une législation sur ce problème de santé ?

On estime que l’hypertension est à l’origine de 7,5 millions de décès par an à l’échelle mondiale, ce qui en fait la première cause de mortalité au monde, suivie par le tabagisme.

Heureusement, nous avons une solution efficace : un ensemble d'actions englobant tous les aspects qui, si elles sont soutenues par une législation et mises en places par les pays, peuvent aider à réduire la prévalence de l’hypertension artérielle. Ces actions sont les suivantes :

  1. promouvoir une alimentation équilibrée ;
  2. réduire la consommation de sel ;
  3. lutter contre le tabagisme ;
  4. lutter contre la consommation nocive d'alcool ;
  5. promouvoir l’exercice physique régulier.

Chacun des ces points prévoit une série de mesures juridiques qui, une fois adoptées, peuvent réduire significativement le nombre de victimes de l'hypertension, aider les personnes qui souffrent de ce problème et prévenir la morbidité et la mortalité associées.

La Journée mondiale de la Santé 2013, consacrée à l’hypertension, peut donner un nouvel élan pour l’élaboration et la mise en œuvre de lois efficaces au niveau national. Ces lois aideront la population à améliorer sa qualité de vie et contraindront l’industrie agro-alimentaire, ainsi que les autorités nationales, à prendre certaines mesures et à mettre en place des actions dont l’efficacité est prouvée.

L’instrument législatif est au cœur de la lutte efficace contre différents risques pour la santé, y compris l’hypertension. La législation permet d’institutionnaliser l’engagement d’un pays, de déployer des activités et de surveiller les pratiques du secteur privé beaucoup mieux que par des mesures informelles. C’est pourquoi l’aspect législatif est si important.

Quelles sont les mesures juridiques nécessaires ?

À chacune des actions ci-dessous correspondent un certain nombre de mesures juridiques qui, si elles sont mises en œuvre par le gouvernement, contribueront à réduire la prévalence de l’hypertension artérielle au niveau national. 

Action

Partenaires attendus

Exemples de mesures juridiques

Promouvoir une alimentation équilibrée

Ministère de l’Éducation, ministère de la Santé, ministère de la Jeunesse, Bureau des normes et spécifications

Étiquetage obligatoire des produits alimentaires précisant les informations nutritionnelles, y compris dans les restaurants.

Réglementation de la commercialisation des préparations pour nourrissons et des compléments et suppléments alimentaires.

Adoption des mesures de l’OMS pour les « écoles-santé », y compris une réglementation sur les produits alimentaires servis dans les cantines ou vendus dans les distributeurs.

Réglementation de la publicité et de la promotion des produits alimentaires.

Réduire l’apport en graisses saturées et acides gras trans

Bureau des normes et spécifications, ministère du Commerce, ministère de la Santé, organismes de protection des consommateurs, secteur privé, ministère de l’Agriculture, milieux universitaires et centres de recherche

Étiquetage obligatoire des produits alimentaires précisant la teneur en graisses saturées et trans.

Réglementation de la teneur en acides gras trans dans les produits alimentaires.

Réduire la consommation de sel

Bureau des normes et spécifications, ministère du Commerce, ministère de la Santé, organismes de protection des consommateurs, secteur privé, ministère de l’Agriculture

Iodation du sel utilisé dans la transformation industrielle des aliments.

Étiquetage obligatoire des produits alimentaires précisant la teneur en sel.  

Lutter contre le tabagisme

Ministère de la Santé, ministère des Finances, ministère du Commerce, ministère de la Justice, autorité législative nationale

Mise en œuvre de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac :

  • Interdiction totale de la publicité directe et indirecte
  • Interdiction totale de fumer dans les lieux publics
  • Instauration de mises en garde sanitaires sous forme illustrée sur au moins 50 % à 70 % de tous les paquets
  • Augmentation de la taxation des produits du tabac à hauteur d’au moins 70 % du prix de vente au détail

Lutter contre la consommation nocive d'alcool

Ministère de la Santé, ministère de l’Intérieur, autorité responsable de la taxation, professionnels de la santé, parlement

Âge minimum légal pour l’achat d'alcool

Monopole de l’État sur la vente au détail

Restrictions concernant les heures ou les jours de vente

Restriction sur la densité des points de vente

Taxes sur l’alcool

Promouvoir l’exercice physique

Ministère des Transports, ministère de la Planification urbaine, ministère de l'Éducation, ministère de la Jeunesse et des Sports, clubs de sport, associations pour la jeunesse

Création d’espaces sûrs pour la marche en ville

Instauration de périodes d'exercice physique régulier aux différents niveaux de l’éducation

Que faut-il pour mettre en œuvre une législation efficace ?

Il faut définir un organisme principal au niveau national pour lancer le processus. Comme les actions qu’il faut prendre pour s’attaquer au problème de l’hypertension concernent de nombreux secteurs, toutes les mesures législatives nécessaires ne pourront vraisemblablement pas être regroupées dans une seule et même loi. Par conséquent, il est essentiel qu'un organisme principal soit désigné et qu’il coordonne la mise en œuvre de diverses lois pour garantir que soient prises toutes les dispositions techniques nécessaires.

L’organisme principal, avec ses nombreux autres partenaires au niveau national, suivra les procédures en vigueur dans le pays pour la mise en œuvre ou l'examen de la législation.

L’organisme principal technique doit pouvoir agir sur le processus et s’adresser aux autorités compétentes à tout moment. Si ce n'est pas le cas, des changements non fondés sur des données probantes pourraient être apportés aux propositions et réduire l’efficacité de la nouvelle législation.

Une fois que l’on propose de légiférer, il faut décider des points qui entreront dans la législation. Cette tâche relève de la responsabilité d’une équipe technique spécialisée, mise sur pied par l'organisme principal. Il n’appartient pas aux services juridiques de rédiger le projet de législation ni de décider des mesures à inclure.

Les différentes phases du processus législatif doivent être les suivantes :

Quels sont les éventuels obstacles ?

Recommandations techniques ignorées à la rédaction du projet de loi. Il est très important que l’organisme principal puisse s'adresser à tous les partenaires, et ce à tout moment, afin de s’assurer que les recommandations techniques pertinentes soient intégrées à la législation.

Absence de soutien de la société ou des médias. Dès le début du processus, des campagnes d'information doivent être menées à l'intention de tous les partenaires, du grand public et des médias pour garantir que la nouvelle législation recevra le soutien de tous.

Faible mise en œuvre et application insuffisante de la législation. Il est essentiel de définir, dans la législation, l’autorité chargée de son application car, sans cela, il y a de fortes chances qu'elle soit insuffisamment appliquée. Parfois, la législation prévoit que l’organisme principal se charge de cette tâche. Il est également très important qu’il existe un système de suivi solide ; pour cela, les organisations non gouvernementales et les groupes de la société civile peuvent être d’excellents partenaires. Pour que la législation soit appliquée de manière efficace, il est crucial de bien choisir l’autorité chargée de cette mission, de déterminer un ensemble de sanctions appropriées et d’établir des procédures de mise en œuvre adéquates.

Hypertension artérielle et exercice physique

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Faire de l’exercice de manière régulière est l’une des premières recommandations pour faire baisser la tension artérielle et améliorer la santé cardiovasculaire, tant pour la population générale que pour les personnes souffrant d’hypertension.

Quel est le lien entre l’hypertension artérielle et l’exercice physique ?

Faire de l’exercice de manière régulière se révèle bénéfique pour la santé à plusieurs égards et protège l’organisme de l’hypertension artérielle et des maladies cardio-vasculaires. Des études montrent qu’en réduisant la tension artérielle systolique de 5 mm Hg, on peut faire chuter la mortalité due aux accidents vasculaires cérébraux de 14 % et celle due aux maladies coronariennes de 9 %[1]. Une activité physique régulière est essentielle pour prévenir et traiter l’hypertension.

Quelle est la prévalence de la sédentarité dans la Région ?

La sédentarité au sein de la population adulte est un vrai problème dans la Région de la Méditerranée orientale. Le manque d'exercice physique est en lien direct avec la prise de poids, laquelle augmente le risque d'hypertension. Dans certains pays de la Région, la prévalence de la sédentarité atteint jusqu’à 70 % de la population adulte.

De plus, la situation vis-à-vis des adolescents n’a rien d’encourageant. Les données sur les facteurs de risque combinés du surpoids et du manque d'exercice révèlent que les adolescents ont une activité physique insuffisante.

Quel est le niveau d’activité physique recommandé ?

L’exercice physique désigne tout mouvement corporel produit par les muscles qui requiert une dépense d’énergie et comprend donc de nombreuses activités quotidiennes, comme les tâches ménagères, la marche, certaines activités professionnelles et activités de loisir, les jeux, le sport ou l’exercice planifié.

Pour chaque tranche d'âge, l'OMS recommande un certain niveau d’activité physique pour prévenir les maladies chroniques, comme les maladies cardio-vasculaires, les accidents vasculaires cérébraux et l’hypertension.

De 5 à 17 ans

  • Les enfants et jeunes gens âgés de 5 à 17 ans devraient accumuler au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue.
  • Le fait de pratiquer une activité physique pendant plus de 60 minutes apporte un bénéfice supplémentaire pour la santé.
  • L’activité physique quotidienne devrait être essentiellement une activité d’endurance. Des activités d’intensité soutenue, notamment celles qui renforcent le système musculaire et l’état osseux, devraient être incorporées au moins trois fois par semaine.

De 18 à 64 ans

  • Les adultes âgés de 18 à 64 ans devraient pratiquer au moins, au cours de la semaine, 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue.
  • Pour pouvoir en retirer des bénéfices supplémentaires sur le plan de la santé, les adultes devraient augmenter la durée de leur activité d’endurance d’intensité modérée de façon à atteindre 300 minutes par semaine ou pratiquer 150 minutes par semaine d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue.
  • Des exercices de renforcement musculaire faisant intervenir les principaux groupes musculaires devraient être pratiqués au moins deux jours par semaine.

À partir de 65 ans et plus

  • Les personnes âgées devraient pratiquer au moins, au cours de la semaine, 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue.
  • L’activité d’endurance devrait être pratiquée par périodes d’au moins 10 minutes.
  • Pour pouvoir en retirer des bénéfices supplémentaires sur le plan de la santé, les adultes devraient augmenter la durée de leur activité d’endurance d’intensité modérée de façon à atteindre 300 minutes par semaine ou pratiquer 150 minutes par semaine d’activité d’endurance d’intensité soutenue.
  • Les personnes âgées dont la mobilité est réduite devraient pratiquer une activité physique visant à améliorer l’équilibre et à prévenir les chutes au moins trois jours par semaine.
  • Des exercices de renforcement musculaire faisant intervenir les principaux groupes musculaires devraient être pratiqués au moins deux jours par semaine.

[1] San Francisco burden of disease and injury study. Determinants of health, high blood pressure: what can be done?

Hypertension artérielle : l’affaire de tous

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Hypertension artérielle : l’affaire de tous

Pour prévenir et maîtriser l’hypertension artérielle, les gouvernements et les responsables de l'élaboration des politiques doivent afficher une volonté politique, en plus des efforts déployés par les personnels de santé, les milieux de recherche universitaires, la société civile, le secteur privé, les familles et les particuliers. Nous avons tous un rôle à jouer.

Gouvernements et responsables de l’élaboration des politiques

  • mettre en œuvre des politiques et interventions de santé publique abordables et pérennes, ayant un bon rapport coût-efficacité ;
  • faire en sorte que les programmes de lutte contre l’hypertension prenant en compte le risque cardio-vasculaire fassent partie intégrante des stratégies nationales de prévention et de maîtrise des maladies non transmissibles ;
  • mettre en place un système de surveillance et de suivi afin d’observer l’évolution de la prévalence de l'hypertension et des autres maladies non transmissibles ;
  • garantir un accès équitable aux services de santé en ce qui concerne la prévention, le traitement et la réadaptation ;
  • promouvoir les actions de prévention et de promotion de la santé au niveau des soins de santé primaires ;
  • veiller à la disponibilité des médicaments essentiels pour maîtriser l’hypertension ;
  • renforcer l'ensemble des composantes du système de santé : la gouvernance, le financement, l’information, les ressources humaines, la prestation de services ainsi que l’accès aux médicaments génériques de qualité et aux technologies de base ;
  • utiliser des approches ciblant toute la population en vue de réduire l’exposition de celle-ci aux facteurs de risque comme l’alimentation malsaine, la sédentarité, la consommation nocive d’alcool et le tabagisme. 

Personnels de santé

  • sensibiliser les différentes catégories de population à l’hypertension, par des campagnes permettant de prendre la tension artérielle et des programmes d’éducation sanitaire sur le lieu de travail ;
  • respecter les lignes directrices de l’OMS et utiliser les outils de l’Organisation pour prendre en charge l’hypertension de manière efficace et économique dans les centres de soins de santé primaires ;
  • suivre les recommandations de l’OMS sur l’usage approprié des médicaments de manière abordable et pérenne.

Milieux universitaires et associations professionnelles

  • renforcer les capacités des médecins et autres personnels de soins de santé primaires en matière de dépistage et de prise en charge de l’hypertension ;
  • institutionnaliser la formation sur le dépistage et la prise en charge de l’hypertension dans le cadre du cursus des médecins ainsi que du personnel infirmier et paramédical.
  • produire et diffuser des données scientifiques probantes afin d’étayer la mise en œuvre de mesures appropriées, efficaces et économiques, pour la prévention de l’hypertension et la lutte contre cette maladie.

Société civile et organisations non gouvernementales

  • collaborer avec le monde universitaire en vue de renforcer les capacités des personnels de santé et d’améliorer le niveau de compétences des personnes, des familles et des communautés ;
  • insister sur l’influence des conditions de vie et des comportements sur la tension artérielle auprès des responsables de l’élaboration des politiques ;
  • renforcer la sensibilisation politique et sociale afin de s’attaquer à l’hypertension et aux autres maladies non transmissibles ;
  • fournir des services de prévention et de traitement pour combler les lacunes des secteurs public et privé ;
  • améliorer l’accès aux espaces verts et terrains de jeu, et mettre en place des environnements sûrs pour l’exercice physique.

Secteur privé, à l’exception de l’industrie du tabac

  • adopter des pratiques responsables pour la commercialisation des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées, en particulier ceux qui sont destinés aux enfants ;
  • veiller au bon étiquetage des produits alimentaires afin de permettre aux consommateurs de faire des choix sains ;
  • contribuer au développement de technologies sanitaires et d’applications innovantes pour le dépistage de l'hypertension artérielle ;
  • promouvoir des programmes de bien-être sur le lieu de travail en faisant de ces lieux des espaces non fumeurs, en prenant des mesures pour la santé et la sécurité au travail, en établissant des plans d’assurance-maladie et en mettant en place des environnements propices à la marche, au cyclisme, au sport et aux autres activités physiques ;
  • œuvrer à ce que les médicaments essentiels soient plus abordables et plus accessibles.

Particuliers

  • faire vérifier régulièrement sa tension artérielle, car ce problème de santé n'entraîne aucun symptôme chez la plupart des personnes touchées ;
  • conserver un mode de vie sain (manger équilibré, avoir un poids normal, faire de l’exercice régulièrement, arrêter de fumer) ;
  • participer activement à la prise en charge de la maladie, pour les personnes souffrant d’hypertension artérielle, par les actions suivantes :
    • adopter des comportements sains ;
    • faire surveiller sa tension artérielle de manière régulière ;
    • faire vérifier sa glycémie et son taux de cholestérol dans le sang, ainsi que le taux d'albumine dans les urines ;
    • faire évaluer le risque cardio-vasculaire à l’aide d’un outil d'estimation ;
    • suivre les conseils médicaux et observer le traitement.

Organisation mondiale de la Santé

  • fournir des recommandations fondées sur des données probantes et des instruments de mise en œuvre pour aider les pays à faire face au problème de l'hypertension en combinant des interventions axées sur les personnes et sur l’ensemble de la population ;
  • coordonner la mise en œuvre d’un plan d’action mondial pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, ainsi que celle d'un cadre mondial de suivi ;
  • suivre l’impact des actions menées dans le cadre de la lutte contre l'hypertension et les autres maladies non transmissibles. 

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