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Une étude renseigne sur l’infection occulte par le virus de l’hépatite B

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Des poches de sang sont stockées dans une chambre froide.La recherche peut aider à réduire le risque de transmission de l'hépatite B par transfusion. Crédit photo : OMS.L’infection par le virus de l’hépatite B, en particulier par voie de transfusion, demeure un problème de santé publique majeur partout dans le monde, notamment en Égypte, considérée comme une zone d’endémicité intermédiaire. Or, la transmission de l’hépatite B par des sujets HBs Ag négatifs (chez qui l’antigène de surface de ce virus n’a pas été détecté) se produit en partie pendant la période de sérologie négative mais aussi pendant les stades plus tardifs de l’infection, nommés « période d’infection occulte ».

L’infection occulte par l’hépatite B est définie par la présence de cet antigène de surface indétectable dans le sérum, malgré la présence d’ADN du virus circulant. La plupart des infections occultes par le virus de l’hépatite B sont asymptomatiques et ne peuvent être détectées que par un dépistage sur de vastes populations. Il serait nécessaire d’identifier les catégories de personnes chez qui il faudrait dépister une éventuelle infection occulte par le virus de l’hépatite B, mais jusqu’à présent, aucune directive n’a été publiée sur ce sujet.    

L’étude réalisée récemment par Zeinab N. Said et soutenue financièrement par le Programme de petites subventions apporte des éléments susceptibles de faire progresser les connaissances à ce sujet. Elle avait pour objectif de déterminer la prévalence de l’hépatite B occulte chez des donneurs de sang égyptiens sains, de mettre en évidence les risques résiduels de transmission du virus de l’hépatite B dans les banques de sang par le biais des transfusions sanguines et de déterminer si la recherche systématique d’anticorps dirigés contre l’antigène central de l’hépatite B dans les dons de sang permet concrètement de réduire le risque de transmission de ce virus. L'étude a été entreprise auprès de 3167 donneurs de sang séronégatifs pour le virus de l'hépatite C et le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), et HBs Ag négatifs. Au total, 16,6 % des unités de sang testées se sont avérées positives pour tous les anticorps ; parmi elles, 64 % étaient positives à l'anticorps anti-HBsAg. Ces résultats montrent que la recherche d'anticorps pourrait peut-être éliminer le risque de don de sang contaminé.

Source : Said ZN, et al. Occult hepatitis "B" virus infection among Egyptian blood donors, 2011 | Résumé de l'étude [pdf 692 ko] 

Cette étude a reçu le soutien technique et financier du Programme spécial du Bureau régional, qui attribue de petites subventions pour la recherche et la formation sur les maladies tropicales.