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Le Directeur régional de l'OMS appelle au respect et à la sécurité des agents et des établissements de santé

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La photo nous montre le Directeur régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, effectuant un discours lors d'une réunion spécialeLe Dr Ala Alwan, Directeur régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, a déclaré que de nouvelles approches étaient nécessaires pour garantir une meilleure protection des populations et des agents de santé en période de conflit21 mai 2015 – Lors d'un discours tenu à l'occasion d'une réunion spéciale sur le thème « Hommage aux agents de santé », organisée en marge de l'Assemblée mondiale de la Santé, le Dr Ala Alwan, Directeur régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale a appelé au respect et à la sécurité des agents et des établissements de santé. Il a rendu hommage au travail incommensurable et souvent dangereux des agents de santé et des travailleurs humanitaires. Le Directeur régional a commencé par rendre hommage aux centaines d'agents de santé en Afrique de l'Ouest qui, au cœur de la lutte contre le virus Ebola, ont contracté la maladie. Beaucoup d'entre eux sont morts alors qu'ils tentaient de sauver la vie des patients.

Dans de nombreux pays de la Région de la Méditerranée orientale, les agents de santé font face à des situations difficiles qui mettent gravement en danger leur vie. En effet, ils subissent quotidiennement des traumatismes physiques et mentaux, et parfois en meurent. Cet impact est également ressenti par les membres de famille, les amis et les collègues.

Le Dr Alwan a déclaré que chaque fois qu'une attaque avait été perpétrée contre des agents de santé ou des locaux, l'OMS avait instamment invité l'ensemble des parties concernées à respecter leurs obligations en vertu du droit humanitaire international et des Conventions de Genève qui interdisent strictement les attaques contre les établissements de soins de santé, les véhicules, les personnels et les patients. Des mesures appropriées ont été prises pour protéger les agents de santé et les volontaires, toutefois, les attaques dans la Région et dans le monde ont continué. « Dans plusieurs pays en conflit de la Région, la neutralité du personnel et des établissements de santé n'est pas respectée. L'aggravation des conflits et les besoins humanitaires massifs dans l'ensemble de la Région continuent d'exposer les agents de santé à un risque important. Nous assistons aujourd'hui à une situation sans précédent eu égard à l'ampleur des différents conflits et à leurs conséquences dévastatrices sur la santé ; et il en va de même pour le risque auquel sont exposés les agents de santé » a ajouté le Dr Alwan.

Il y a à peine quatre semaines, deux personnels paramédicaux - des frères - travaillant pour le Croissant-rouge du Yémen, ont été tués lorsque leur ambulance a été frappée par une attaque alors qu'ils aidaient des patients blessés à Aden. Durant la même période à peu près, deux volontaires du Croissant-Rouge syrien ont été tués alors qu'ils recouvraient des dépouilles à Idlib. En mars, des attaques contre des équipes de vaccination contre la poliomyélite au Pakistan ont fait quatre morts et un blessé. En février, trois travailleurs humanitaires du Croissant-rouge soudanais ont été tués et un travailleur a été blessé après avoir apporté un soutien à une mission de secours humanitaire. En janvier, cinq agents de santé ont été kidnappés par des hommes armés dans la province d'Hérat, en Afghanistan, lors d'une visite sur le terrain.

En 2013, les attaques contre des travailleurs humanitaires ont atteint, à l’échelle mondiale, un niveau sans précédent, et 75 % des attaques ont eu lieu dans la Région, à savoir en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie, au Soudan et en République arabe syrienne. Cette tendance est à la hausse.

Dans les pays actuellement en conflit, l'impact négatif sur l'accès aux soins de santé est devenu considérable. Les attaques contre les agents et les établissements de santé ont entraîné des pénuries de personnels qualifiés car les agents de santé fuient également avec leur famille. En Iraq, plus de 40 % des personnels de santé ont quitté les établissements de santé en raison du conflit. En Somalie, en raison des attaques contre les agents et les établissements de santé, on a été forcé de suspendre les activités médicales, ce qui a retardé la mise en œuvre des programmes essentiels de santé et de nutrition. Lorsqu’en août 2013 Médecins Sans Frontières a mis fin à 22 années d'opérations en Somalie en raison des menaces à l'encontre de son personnel, plus de 50 000 personnes ont été privées d'un accès mensuel à des traitements médicaux en soins ambulatoires et un total de 1,5 millions de personnes n’ont plus accès aux soins de santé. Au Pakistan, en raison des incidents de sécurité mortels et récurrents impliquant les équipes de vaccination contre la poliomyélite dans le pays, les campagnes de vaccination ont été annulées. En effet, pour la seule année 2015, cinq cycles de campagnes de vaccination ont été annulés en raison des graves menaces de sécurité. 

« Nous devons trouver de nouvelles approches nous permettant d'intervenir de manière plus efficace et robuste afin de protéger la population et les personnels de santé durant les conflits. Parallèlement, nous devons former les professionnels de soins de santé, en particulier ceux exposés au plus grand risque, afin qu’ils puissent eux-mêmes se protéger. Il en va de notre responsabilité collective. La société civile, les médias et les institutions internationales devraient jouer un rôle dans la divulgation de ces violations » a prié le Dr Alwan.

Alors que la communauté internationale continuent de plaider en faveur de la protection des agents de santé, le Dr Alwan a encouragé les gouvernements à jouer un rôle plus important en garantissant à tous un accès sûr et sécurisé aux services de santé et en renforçant la responsabilisation concernant les attaques contre les agents et les établissements de santé. Il a souligné la nécessité d'œuvrer ensemble tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du secteur de la santé afin que la fourniture de soins de santé et la mise en œuvre de mesures salvatrices ne soient pas aux dépens de la vie des dispensateurs de soins et de leurs patients. Le Directeur régional a conclu que cet objectif pourra être atteint uniquement si les pays en font une priorité. 

Liens connexes

Soixante-huitième Assemblée mondiale de la Santé, Genève (Suisse), 18-26 mai 2015

Conventions de Genève de 1948 et protocoles additionnels

Contact - Médias

Rana Sidani
Responsable principale de la communication
Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale
Ligne directe: +20 2 22765552
Portable: +20 1099756506
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