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Prévalence des parasites intestinaux au nord du Liban : 1997-2001
1Faculté de Santé publique, Section 3,
Université libanaise, Tripoli (Liban). |
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| Volume 10, No. 3, May 2004, Pages 343 - 348 |
معدل انتشار العدوى بالطفيليات المعوية شمال لبنان: 1997-2001منذر حمزة، فؤاد دبوسي، خديجة العلي، لينا عرابي الخلاصـة: قمنا بتحديد معدلات انتشار الطفيليات المعوية في شمال لبنان بين عامَيْ 1997 و2001؛ وتحليل سجلات الطفيليات لـ 126 17 مريضاً مع وجود بيِّنات على العدوى بالطفيليات لدى 5713 حالة تمثِّل 33.35% من مجمل الحالات. ولم يُلاحَظ فرق هام في معدل الانتشار بين الذكور والإناث بالنسبة لأي طفيلي. وقد كان أكثر الطفيليات انتشاراً هو المتحوِّلة القولونية (لدى 38.45%) والصَّفَر الخراطيني (الأسكاريس) (لدى 37.14%)، والجيارديَّة اللمبلية (لدى 15.39%)، والمتحوِّلة الزحارية (لدى 4.57%)، وأنواع الشريطيات (لدى 3.3%). وقد أوضحت مقارنة المعطيات التي حصلنا عليها مع نتائج دراسات سابقة أُجريت في لبنان في الأعـوام 1937 و1939 و1959 و1967 و1993 ازدياداً في معدلات انتشار الصَّفَر الخراطيني (الأسكاريس) والجياردية اللمبلية في الفترة بين 1997 و2001، مع تبدُّلات أقل وضوحاً في معدلات انتشار الطفيليات الأخرى.
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Prevalence of infection by intestinal parasites in north Lebanon: 1997–2001 ABSTRACT We determined the prevalence of intestinal parasites in the north of Lebanon between 1997 and 2001. We analysed the parasitology records of 17126 patients and evidence of parasitic infections was found in 5 713 (33.35%) cases. There was no significant difference in prevalence for males or females for any of the parasites. The most prevalent parasites were Entamoeba coli (38.45%), Ascaris lumbricoides (37.14%), Giardia lamblia (15.39%), Ent. histolytica (4.57%) and Taenia sp. (3.3%). A comparison between our data and results of previous studies in Lebanon in 1937, 1939, 1956, 1967 and 1993 showed an increase in the prevalence of A. lumbricoides and G. lamblia in the period 1997–2001, with less marked changes in the prevalence of the other parasites. RESUME Nous avons déterminé la prévalence des parasites intestinaux au nord du Liban entre 1997 et 2001. Nous avons analysé les registres des analyses parasitologiques de 17 126 patients. Une infection parasitaire a été détectée chez 5713 patients (33,35 %). Il n’y avait pas de différence significative de la prévalence selon le sexe. Les espèces parasitaires les plus trouvées étaient Entamoeba coli (38,45 %), Ascaris lumbricoides (37,14 %), Giardia lamblia (15,39 %), Ent. histolytica (4,57 %) et Taenia spp. (3,3 %). Une comparaison de nos résultats actuels avec ceux des études antérieures effectuées au Liban en 1937, 1939, 1956, 1967 et 1993 montre une augmentation de la prévalence d’A. lumbricoides et de G. lamblia dans la période 1997-2001, avec une variation moins importante dans la prévalence des autres parasites. IntroductionLes protozoaires et helminthes ont été de tout temps responsables d’incalculables souffrances et de décès, et leur impact global sur la santé est énorme de nos jours. Dans les pays en développement, les infections parasitaires intestinales restent responsables d’une mortalité et morbidité significatives, tout particulièrement chez les enfants [1,2]. Dans ces pays, on se heurte à de nombreux facteurs défavo-rables, dont la pauvreté et la consommation d’eau polluée. Généralement, la prévalence de ce type d’infections est plus importante dans les pays en développement (30 %- 60 %) par rapport aux pays développés (< 2 %) [3,4]. Le Liban est considéré comme un pays très touché par les infections parasitaires intestinales. Le but de notre étude consiste, d’une part, à évaluer la si-tuation actuelle au nord du Liban en analysant les résultats obtenus entre 1997 et 2001, et d’autre part à réaliser une comparaison avec les données disponibles publiées entre 1937 et 1993 sur la prévalence des infections intestinales parasitaires au Liban. MéthodesCe travail a eu lieu dans le département de microbiologie au laboratoire de l’hôpital Islami de Bienfaisance à Tripoli, au nord du Liban, entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2001. Il s’agit d’un hôpital de 189 lits enregistrant près de 15 000 admissions par an. Toutes les spécialités sont représentées, à l’exception de la chirurgie cardiaque et de la greffe d’organes. Les selles recueillies dans des pots stériles sont analysées dès leur réception au laboratoire. Un examen macroscopique précède toujours l’examen microscopique afin de mettre en évidence des éléments caractéristiques (ver, proglotte). Un petit volume de selles, repiqué de plusieurs endroits, est mis en suspension dans une goutte d’eau physiologique sur une lame propre pour les selles de consistance normale, et sans dilution pour les selles liquides ou glairo-sanguinolentes, puis couvert par une lamelle. L’examen microscopique est réalisé pour la mise en évidence des éléments ca-ractéristiques pour une infection parasitaire (œuf, kyste, trophozoïte) en parcourant toute la surface de la lamelle à l’aide du plus petit objectif, passant au plus fort gros-sissement pour les éléments suspects. Généralement trois prélèvements sont toujours demandés pour chaque patient. Nous avons analysé les registres des analyses parasitologiques effectuées entre 1997 et 2001. Chaque patient est bien identifié afin d’éviter la répétition. Le résultat positif est considéré une seule fois en cas de présence du même parasite dans plus d’un prélèvement. RésultatsAu total, 17 126 malades ont été inclus dans l’étude. Le tableau 1 montre la répartition des malades infectés en fonction du sexe pendant les 5 années de l’étude. Sur l’ensemble de l’échantillon étudié, 5713 malades étaient parasités, ce qui donne une prévalence de 33,35 %.
Le tableau 2 représente la répartition des parasites chez les malades infectés. Ce ta-bleau montre que Entamoeba coli est majoritaire avec un taux de positivité de l’ordre de 38,45 %, suivi par Ascaris lumbricoides (37,14 %) et Giardia lamblia (15,39 %). Le tableau 3 montre l’évolution de la prévalence totale des infections parasitaires au Liban ainsi que la variation de la prévalence d’A. lumbricoides, G. lamblia, Ent. coli et Ent. histolytica entre 1937 et 2001.
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