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Réunion de consultation sur l'élaboration d'un cadre d'action pour des sous-comptes de la santé mentale

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Investir dans le domaine de la santé mentale permettrait de faire des économies importantes, notamment sur le plan social. Toutefois, il existe encore des lacunes majeures entre les besoins en matière de traitement et les ressources disponibles. Dans les pays développés, 44 % à 70 % des personnes atteintes de troubles mentaux ne sont pas traitées et, dans les pays en développement, la situation est pire car le déficit de traitement frôle 90 %.

La plupart du temps, les services de santé mentale demeurent sous-financés. Lorsque ce n'est pas le cas, les dépenses injustifiées et les mauvaises pratiques sont monnaie courante, comme le fait de privilégier traditionnellement les grands hôpitaux psychiatriques au détriment des services à base communautaire, de l'intégration des services de santé mentale aux soins de santé primaires et de la création de centres spécialisés au sein des hôpitaux généraux.

Statistiques

Dans la Région de la Méditerranée orientale :

les troubles mentaux et neurologiques sont responsables de 12 % de l'ensemble des années de vie corrigées de l'incapacité perdues du fait de la maladie ou du traumatisme

les troubles de la santé mentale sont à l'origine de 27 % des années vécues avec une incapacité

les toxicomanies représentent une perte de 4 années de vie corrigées de l'incapacité (pour 1 000 personnes)

les toxicomanies causent 9 décès sur 100 000 personnes

la consommation totale d'alcool par adulte (dès 15 ans) et par an est faible (0,65 litre alors que la moyenne mondiale est de 6,13 litres)