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Eastern Mediterranean Health Journal |
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Volume 13 No. 3 May - June, 2007 |
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Connaissances des patients diabétiques de type 2 sur leur maladie à Sousse (Tunisie)
A. Ben Abdelaziz,1 H. Thabet,2 I. Soltane,2 K. Gaha,3 R. Gaha,2 H. Tlili4 et H. Ghannem2
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RÉSUMÉ: Nous avons évalué les connaissances de 404 patients diabétiques de type 2 à l’égard de leur problème de santé dans les structures de soins de première ligne à Sousse en 2003. Il ressort de ce travail que seulement 59 % des diabétiques ont un niveau de connaissances satisfaisant. La définition et l’origine du diabète représentaient les deux principales lacunes dans les connaissances des patients interrogés, avec un pourcentage de réponses correctes de 62,6 % et 50,3 % respectivement. Une attention accrue devrait être portée à l’éducation des patients diabétiques dans le cadre du Programme national de prise en charge des maladies chroniques .
Knowledge of patients with type 2 diabetes about their condition in Sousse, Tunisia
ABSTRACT: We assessed the knowledge of 404 type 2 diabetic patients about their condition in order to evaluate the quality of diabetes education in primary health care units in Sousse in 2003. We found that knowledge was satisfactory in only 59% of the patients. Their knowledge about the definition of diabetes and its pathophysiology were the 2 main areas where knowledge was lacking: the proportion of correct answers were 62.6% and 50.3% respectively. More attention should be paid to educating diabetic patients within the chronic disease care national programme.
1Département de Santé communautaire, Faculté de Médecine de Sousse, Sousse (Tunisie) (Correspondance à adresser à A. Ben Abdelaziz : ahmed_epidemio@yahoo.fr)
2Service d’Épidémiologie, CHU Farhat Hached de Sousse, Sousse (Tunisie).
3Service de Néphrologie, CHU Fattouma Bourguiba, Monastir (Tunisie).
4Groupement de Santé de Base de Sousse, Sousse (Tunisie).
Reçu : 20/11/05 ; accepté : 21/03/06
Introduction
Le diabète de type 2, maladie chronique en pleine expansion mondiale, pose un problème majeur de santé publique [1] en Tunisie. Sa prévalence est passée de 2,3 % en 1977 [2] à 10,2 % en 1995 [3]. Cette augmentation est due à la transition épidémiologique [4], caractérisée par une occidentalisation du style de vie, l’augmentation de l’obésité et du stress [5], ainsi qu’à une adoption rapide de nouvelles habitudes alimentaires et d’un mode de vie sédentaire [6]. Du fait de sa prévalence en accroissement continu et de sa morbi-mortalité menaçante [7], le diabète de type 2 pose aussi un problème de coût non négligeable pour le système de soins [8].
Il est démontré
par différentes études qu’une approche globale et agressive de
cette maladie est efficiente en termes de coût et d’efficacité [9,10]. En
effet, l’éducation thérapeutique du patient diabétique fait partie intégrante du
traitement comme dans toutes les autres maladies chroniques [11]. Pour
gérer leur traitement, les patients diabétiques de type 2 doivent réaliser
eux-mêmes des actes techniques et prendre des décisions d’ordre thérapeutique,
l’ensemble étant désigné par le terme de « comportements de soins » [5].
Or l’adhésion à ces comportements de soins dépend de nombreux facteurs :
psychologiques, affectifs, familiaux et socioculturels, dont les connaissances
nécessaires à la gestion du traitement. Un des rôles des soignants est donc
d’intégrer l’enseignement des connaissances de la maladie à un processus
d’éducation thérapeutique du patient, axée sur la gestion de sa pathologie.
Plusieurs études ont montré que les diabétiques de type 2 ayant bénéficié d’une
éducation thérapeutique non seulement connaissaient mieux leur maladie, mais
aussi savaient mieux se traiter, étaient mieux équilibrés, faisaient moins de
complications et étaient moins longtemps et moins souvent hospitalisés [11].
Cependant, la pratique d’une éducation thérapeutique fondée sur des données probantes et adaptée aussi bien à la culture locale qu’à la personnalité du patient est encore peu généralisée dans les structures de soins de première ligne en Tunisie assurant la prise en charge des maladies chroniques, dont le diabète de type 2. D’où l’intérêt de ce travail qui se propose de décrire le niveau des connaissances d’un échantillon représentatif des diabétiques de type 2, suivis en première ligne, à propos de leur problème de santé et de relever par conséquent les éventuelles lacunes dans la pratique de cette dimension thérapeutique primordiale : l’éducation pour la santé.
Méthodes
Il s’agit d’une
étude épidémiologique descriptive et transversale ayant porté sur un échantillon
représentatif des patients diabétiques de type 2 suivis dans la région sanitaire
de Sousse pendant la période allant de janvier à avril 2003. Cet échantillon a
été stratifié selon le niveau de prise en charge : centres de santé de base et
consultations de diabétologie. Le calcul de la taille de l’échantillon a été
basé sur l’hypothèse que la prévalence estimée de l’éducation diabétique a été
de 50 % avec une précision de
5 % et un niveau de confiance de 95 %. Cette taille a été majorée de 5 % pour
remédier à d’éventuelles données manquantes.
Les structures de soins participant à l’étude ont été identifiées à travers un échantillonnage stratifié selon les deux échelons de soins de la première ligne afin d’assurer la représentativité de la population de l’étude et de pouvoir approfondir l’analyse statistique des données. Ainsi, l’enquête s’est déroulée dans deux centres spécialisés de diabétologie et trois centres de santé de base. Dans ces structures de santé de première ligne, aucune éducation thérapeutique structurée et systématique n’est organisée pour les patients chroniques dont les diabétiques de type 2, en dehors d’une éducation pour la santé souvent individualisée, rapide et aléatoire dans le cadre des consultations médicales.
L’éducation du diabétique de type 2 a été évaluée à travers les connaissances que celui-ci avait sur sa maladie. Ainsi, 20 questions à réponses fermées axées sur cinq chapitres ont été posées : la définition du diabète, l’origine du diabète, l’évolution du diabète, les interférences avec la vie courante et les instructions thérapeutiques. Chaque dimension étudiée a été composée de quatre items. Nous avons supposé que les différents items ont été égaux dans leur importance. Une réponse correcte a été cotée 1, une réponse fausse ou l’aveu d’une non-connaissance « ne sait pas » a été coté(e) 0. Ainsi, chaque dimension prenait un score allant de 0 à 4. Un patient était considéré éduqué à propos d’une dimension de la maladie diabétique s’il avait correctement répondu au moins à 3 items correspondants. Un score global des connaissances a été donc établi, allant de 0 à 20.
Pour faciliter l’interprétation des résultats, nous avons procédé à la transformation linéaire des scores des cinq dimensions et du score global selon la formule suivante [12] :score final = [(score d’origine – plus petit score d’origine) × 100] / étendue possible des scores d’origine. Ainsi, les nouveaux scores obtenus variaient de 0 à 100. Le niveau des connaissances d’un patient a été considéré « satisfaisant » si le patient avait obtenu un score global ≥ 75 %, « moyen » si le score global a été compris entre 50 % et 75 %, et enfin « insuffisant » s’il a obtenu un score global < 50 %. Le traitement statistique des données a été effectué au Service d’Épidémiologie et de Statistiques médicales du CHU Farhat Hached de Sousse sur le logiciel Epi Info 6,04 FR.
Résultats
Caractéristiques de la population étudiée
Cette enquête a porté sur un échantillon représentatif de 404 patients diabétiques de type 2 suivis dans la région sanitaire de Sousse. La population étudiée, avec une moyenne d’âge de 60 ans (E.T. 10,9) était constituée de 66,6 % de femmes. Un patient sur cinq bénéficiait de l’assurance médicale gratuite. Le pourcentage des patients inactifs sur le plan professionnel était de 64,4 %.
Le profil clinique de ces diabétiques de type 2 est caractérisé par une ancienneté moyenne de diabète de 8 ans (E.T. 6,1), une fréquence élevée de l’obésité (37,6 %), une co-morbidité importante, particulièrement l’hypertension artérielle (71,3 %) ainsi que des complications dégénératives fréquentes essentiellement neurologiques (47,5 %) et oculaires (28,7 %).
Évaluation des dimensions des connaissances
Connaissance de la définition du diabète
Le signe majeur du diabète (polyurie nocturne) a été reconnu par la quasi-totalité des patients. Cependant, la connaissance de la macrosomie fœtale comme signe de suspicion de diabète chez la femme enceinte a été l’item le moins connu par les patients diabétiques de type 2 (Tableau 1). En effet, la moyenne globale de cette dimension de l’éducation diabétique a été de 66 (E.T. 23,7). Le pourcentage des patients qui avaient une bonne connaissance de la définition du diabète (connaissent au moins trois items) était de 62,6 %.
Connaissance de l’origine du diabète
Le tableau 2
montre que la connaissance de l’obésité comme facteur de risque pour le diabète
a été mentionnée par 80,9 % des patients diabétiques de type 2 et que seulement
35,1 % des patients savaient que l’hypertension artérielle n’entraînait pas le
diabète. La connaissance de l’origine de la maladie diabétique (connaissance de
3 items ou plus) a été reconnue par la moitié des patients (50,3 %). En effet,
la moyenne globale de cette dimension de l’éducation diabétique était de 54
(E.T. 28,7).

Connaissance de l’évolution du diabète
Il ressort du tableau 3 que la majorité des patients diabétiques de type 2 connaissaient le caractère chronique de leur maladie ainsi que les complications dégénératives du diabète. Cependant, seulement 64,9 % des patients interrogés savaient répondre correctement aux quatre items concernant l’évolution du diabète. La moyenne globale de cette dimension de l’éducation diabétique était de 85 (E.T. 20,0). Les complications oculaires étaient les plus connues (97,3 %).

Connaissance des interférences du diabète
D’après le tableau 4, la connaissance de l’interférence du diabète avec la grossesse est l’item le moins connu ; par contre, les soins des pieds ainsi que l’importance des activités physiques sont connus par presque la totalité des patients (> 90 %). En plus, 89,1 % des patients connaissaient plus de trois items des interférences de la maladie diabétique avec la vie quotidienne. La moyenne globale de cette dimension de l’éducation diabétique était de 87 (E.T. 17,5).

Connaissance des instructions du diabète
Les signes de l’hypoglycémie étaient connus par les trois quarts des patients interrogés et 96,3 % des diabétiques de type 2 étaient convaincus de la nécessité d’un traitement à vie sous surveillance médicale (Tableau 5). En plus, 91,6 % des patients connaissaient au moins trois items des instructions imposées par la maladie diabétique. La moyenne globale de cette dimension de l’éducation diabétique était de 85 (E.T. 16,2).

Score global des connaissances
Seulement 58,9 % (IC 95 % : 53,9 - 63,7) de la population étudiée ont été considérés « bien informés » à propos de leur maladie contre 35,9 % (IC 95 % : 31,2 - 40,8) ayant un niveau de connaissances « moyen ». Le taux des patients diabétiques considérés non éduqués (niveau global des connaissances moyen ou mauvais) vis-à-vis de leur maladie était de 41,1 %. La moyenne du score global des connaissances était de 75 (E.T. 15,5).
La figure 1 illustre la répartition des connaissances des patients diabétiques de type 2 en fonction des cinq dimensions ; les insuffisances majeures des connaissances intéressaient les deux dimensions suivantes : l’origine du diabète et sa définition.

Discussion
Le concept d’éducation des patients diabétiques a été développé depuis de longues années [13]. C’est l’ensemble des activités pédagogiques conçues pour aider le patient à acquérir des compétences concernant sa santé, alliant son information et par conséquent, l’adoption et le maintien volontaire d’attitudes positives et de comportements favorables. Cette participation active du patient aide à la réussite du contrôle glycémique et retarde l’apparition des complications de la maladie.
Ce travail n’a pas été à l’abri de quelques insuffisances méthodologiques limitant partiellement sa validité interne et externe. D’une part, l’évaluation de l’éducation thérapeutique repose classiquement sur l’exploration des trois axes : les connaissances, les attitudes et les pratiques des patients. Or dans notre étude, seule la composante « connaissances » a été décrite étant donné la facilité de son étude [14,15]. Par ailleurs, il existe une corrélation positive entre les connaissances et les attitudes et les comportements : mieux un patient connaît sa pathologie, plus il adoptera de bonnes attitudes et des pratiques correctes dans la gestion de sa maladie. D’autre part, le recueil des données a été fait au moyen d’un questionnaire spécialement conçu pour ce travail dont la validité est en cours d’étude. Dans la littérature, il existe d’autres questionnaires anglo-saxons, largement utilisés et validés par les équipes de recherche, mais spécifiquement conçus pour les diabétiques de type 1.
Cette étude a permis de conclure que seulement 59 % de notre population de diabétiques de type 2 avaient un niveau de connaissances « satisfaisant ». Ce résultat a été décevant puisque des notions élémentaires de la maladie diabétique (ex. : savoir qu’elle est chronique et que le patient diabétique peut s’exposer à des complications cardio-vasculaires, oculaires et rénales, savoir que l’apparition des sueurs chez un diabétique signifie une hypoglycémie) étaient mal connues par les diabétiques qui avaient en plus beaucoup d’idées erronées.
Ce manque
d’information des diabétiques a été confirmé par d’autres études tunisiennes. En
effet, le pourcentage des patients diabétiques, bien informés concernant leur
maladie, étudiés dans des différentes régions de notre pays variait de 14,7 % à
51 % [16-18]. D’autres études étrangères ont rapporté aussi cette
insuffisance d’information chez les diabétiques de type 2 [19-22].
Les différences des méthodes de mesure et d’échantillonnage font que les
comparaisons entre les études, particulièrement l’estimation des taux des
patients éduqués, doivent être interprétées avec précaution. Pourtant,
l’insuffisance de l’éducation diabétique paraît évidente dans toutes ces études
et intéressait l’ensemble des dimensions des connaissances : définition de la
maladie, son origine, son évolution, ses interférences avec la vie et enfin les
instructions pour sa bonne gestion par le patient. Selon notre étude, les items
portant sur la définition de la maladie et sur son origine représentaient les
deux principales lacunes dans les connaissances des patients diabétiques de type
2 interrogés, avec un pourcentage de réponses correctes de
62,6 % et 50,3 % respectivement.
Définition et origine de la maladie
En effet, seulement la moitié des patients avait une notion correcte de la définition du seuil à partir duquel une personne est considérée diabétique et 40 % savaient que la macrosomie foetale pouvait être un signe de diabète. L’insuffisance d’information sur l’association diabète et grossesse peut être expliquée par le fait que la plupart des patients interrogés étaient des personnes âgées, devenues diabétiques après avoir dépassé l’âge de procréation. Le mécanisme ainsi que les facteurs de risque du diabète n’étaient pas clairs à l’esprit des patients. L’obésité était de loin le facteur de risque le plus connu (80,9 %) ; par contre, 64,9 % des diabétiques interrogés croyaient abusivement à la responsabilité de l’hypertension artérielle dans la genèse du diabète de type 2. Cette information erronée est due probablement à la fréquence de l’association de ces deux problèmes de santé. Ces insuffisances des connaissances concernant la définition et l’origine du diabète pourraient être expliquées par le fait que les médecins croyaient que les notions de définition et d’origine de la maladie font partie de leur savoir sacré et par conséquent, ils ne s’efforçaient pas d’expliquer ces notions aux patients.
Évolution de la maladie
Les causes de la morbidité et de la mortalité des diabétiques sont dominées par les complications à long terme, représentées essentiellement par les accidents de l’angiopathie et de la microangiopathie [23,24] ; pour les combattre, une bonne coopération du patient aux mesures préventives et thérapeutiques est nécessaire. Dans notre étude, le caractère chronique du diabète de type 2 a été rapporté par 88 % des patients et les signes de complications aiguës telles que l’hypoglycémie n’étaient rapportés que par 71 % des patients. Cette défaillance dans les connaissances des patients concernant les complications aiguës du diabète a été retrouvée également dans l’enquête de Ben Ammar [16] ; les signes révélateurs d’une hypoglycémie n’ont été cités que par 4,2 % des patients interrogés. Une étude anglaise [25] a montré qu’il existait des lacunes dans les connaissances des diabétiques interrogés concernant les complications aiguës de la maladie telles que l’hypoglycémie et l’acidocétose. Les résultats de l’étude américaine du groupe de Médecine préventive [26] et ceux de l’étude espagnole [20] sur l’évaluation du degré des connaissances des diabétiques de type 2 suivis en première ligne rejoignent les nôtres en montrant la méconnaissance des complications cardiaques.
Cette méconnaissance des complications dégénératives de la maladie diabétique pourrait tenir, d’une part, à la longueur de la période asymptomatique qui précède leur apparition et d’autre part, à un déficit d’information de la part du médecin qui ne donne des explications aux complications d’une maladie que lorsqu’elles sont installées. Ce contexte favorise vraisemblablement l’ambivalence du patient et du médecin, même s’ils sont correctement informés des risques de complications graves et invalidantes.
Interférences de la maladie et instructions
L’interférence du diabète avec la grossesse est l’item le moins connu ; par contre, les soins des pieds ainsi que l’importance des activités physiques et d’un régime adéquat sont connus par presque la totalité de l’échantillon (> 90 %).
Les résultats de notre étude concordent avec ceux des autres enquêtes [16,24,27-29]. Les patients savent qu’il est recommandé de pratiquer des exercices physiques, qu’il faut respecter un régime limitant l’apport de glucides et de graisses, cependant ils ne mettent pas systématiquement ces recommandations en pratique. En effet, la modification de l’alimentation par exemple nécessite un changement de comportement, très difficile à obtenir chez le diabétique de type 2, compte tenu de son âge, de l’ancienneté de ses habitudes, de son surpoids, de son faible niveau socio-économique et de la place importante de la diététique dans la vie de tous les jours [30,31].
Conclusion
Cette étude a permis de quantifier l’ampleur du problème de l’insuffisance des connaissances des diabétiques de type 2 suivis en première ligne dans la région sanitaire de Sousse à l’égard de leur problème de santé. Par conséquent, il est primordial de renforcer la formation des médecins en matière d’éducation thérapeutique en introduisant davantage les sciences humaines lors de la formation initiale (psychologie, pédagogie, communication, etc.), en sensibilisant très tôt les étudiants à la prise en charge des pathologies chroniques et en incluant le thème de l’éducation diabétique dans le certificat de « Pratique médicale ». En plus, il nous paraît important d’institutionnaliser la pratique de l’éducation thérapeutique pour les patients diabétiques dans les structures de soins de première ligne sous forme de séances d’éducation diabétique en groupe dans les Centres de Santé de Base et d’un séjour éducatif hospitalier en « hôpital de jour » dans les hôpitaux de circonscription pour permettre aux diabétiques d’apprendre convenablement la gestion de leur maladie et d’acquérir des attitudes positives et valides face à leur problème de santé.
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